Des Iraniennes contre le port du voile obligatoire

Image de soutien aux Iraniennes et à la campagne My Stealthy Freedom (« ma liberté furtive »), représentant Vida Movahed. D.R.

Le 27 décembre 2017, Vida Movahed, 31 ans, a grimpé sur une armoire électrique dans le centre de Téhéran. Elle a ôté son voile blanc – blanc comme les foulards portés le mercredi par les Iraniennes qui protestent contre la loi les obligeant à revêtir le hidjab. Depuis le 27 décembre, des dizaines de femmes ont défié la loi et, à leur tour, enlevé publiquement leur foulard. Nombre d’entre elles ont été placées en détention, parmi lesquelles Narges Hosseini, arrêtée le 29 janvier, accusée d’« avoir paru en public sans le hidjab », d’« avoir fait un acte haram » (illégal selon la charia en vigueur en République islamique d’Iran) et d’« avoir encouragé à la corruption », ainsi que le rappelle Le Monde (24 février 2018). Les autorités veulent mettre un terme à cette contestation et font monter le prix à payer pour les résistantes : jusqu’à présent, les femmes qui ne respectaient pas le port du hidjab en public risquaient une amende allant jusqu’à 50.000 tomans (soit 9 euros) ou une peine de prison de dix jours à deux mois. Mais Narges Hosseini a été libérée contre une caution de 10.000 euros. « Les femmes de notre pays veulent que la décision de choisir leurs vêtements leur revienne », a réagi Nasrin Sotoudeh, avocate de Narges Hosseini et célèbre défenseure des droits humains.

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