Nouvelle-Zélande : Revalorisation des métiers du soin aux autres

Kristine Bartlett, membre du syndicat E tū (sur cette photo, on la voit signer son adhésion), estime que la nouvelle mesure va « changer la vie » des employé·es du secteur du soin aux autres. CC E tū

Dans ce pays situé au sud-ouest de l’océan Pacifique, le gouvernement a annoncé fin avril des augmentations de salaire majeures dans le secteur des services à la personne, des métiers en très grande majorité occupés par des femmes.

Dès le 1er juillet, 55.000 employé·es bénéficieront d’une augmentation allant de 15 à 50 %, selon leur qualification et leur expérience. Un exemple concret : les 20.000 employé·es du secteur rémunéré·es au salaire minimum passeront de 15,75 à 19 dollars néo-zélandais de l’heure (l’équivalent de 10,40 à 12,50 euros) : une augmentation de 21 %.

Ainsi que le rappelle le site des Nouvelles News, l’origine de cette avancée majeure est un jugement de la Cour suprême de 2012. Cette institution judiciaire avait alors estimé que le bas salaire d’une employée de maison de retraite, Kristine Bartlett, résultait d’une « discrimination liée au sexe » : en effet, un emploi dans un secteur à prédominance masculine nécessitant les mêmes compétences serait, selon la Cour suprême, mieux rémunéré. Membre du syndicat E tū (dont le nom vient du maori « restons debout »), qui voit en elle une « héroïne de l’égalité salariale », Kristine Bartlett s’est réjouie de cette mesure. D’après elle, cela va « changer la vie » des employé·es du secteur du soin aux autres, jusque-là sous-payé·es et peu considéré·es.

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