L’emploi des femmes racisées : un parcours semé d’embûches

Par Hors-série N°205-206 / p. 35-37 • Janvier-février 2018 | conectionconection Contenu complet (pdf)
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Le travail est un enjeu majeur dans les combats des femmes. Certaines doivent se battre pour y avoir accès, d’autres luttent contre l’exploitation. Le marché de l’emploi est en effet traversé par les inégalités qui parcourent la société belge : le sexisme, mais aussi les rapports de classe et le racisme. De nombreuses femmes sont à la croisée de ces inégalités : comment vivent-elles le monde du travail ?

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En 1997, une étude du Bureau International du Travail révèle pour la première fois la réalité des discriminations à l’emploi qui visent les minorités ethniques en Belgique. Depuis, le phénomène est toujours d’actualité, ainsi que le montrent les analyses effectuées par Unia : le « Monitoring socio-économique » chiffre la discrimination à l’emploi et distingue la population « belge d’origine belge » et la population « d’origine étrangère ». Dans notre pays, 5,9 % des personnes « d’origine belge » sont au chômage contre 25,5 % pour les personnes « d’origine maghrébine » et 21 % pour les Afro-descendant·es.

Discrimination structurelle

Aïchatou Ouattara, militante afroféministe et blogueuse, travaille aujourd’hui dans les ressources humaines. Pour elle, « ce ne sont pas des discriminations individuelles, c’est tout un groupe qui est discriminé. Une personne est rattachée à un groupe, une communauté à partir de critères arbitraires. Peu importe ses qualifications et ses aptitudes, on considère qu’elle ne peut pas faire partie de l’entreprise. »

Les femmes « racisées » sont particulièrement confrontées à ce type de discrimination qu’on appelle « structurelle ». Ce terme fait référence aux processus sociaux qui contribuent à produire ces discriminations : les stéréotypes qui traversent la société, les normes culturelles, certaines décisions politiques et dispositions légales…

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