Marine Bachelot Nguyen, son combat sur les planches

Par Hors-série N°205-206 / p. 66-67 • Janvier-février 2018 | conectionconection Contenu complet (pdf)
reservé aux abonnées

Tout comme la Belgique, la France est loin d’avoir tourné la page de son passé colonial. L’autrice et metteure en scène Marine Bachelot Nguyen, Bretonne de 39 ans d’origine franco-vietnamienne, utilise sa meilleure arme, les mots, pour sensibiliser au racisme et sexisme qu’une partie des Français·es vivent au quotidien.

Marine Bachelot Nguyen © Thierry Laporte

« Les féministes institutionnelles disent qu’on vient abolir les avancées, qu’on vient pour retourner en arrière et qu’on est des dangers pour les Françaises. Moi aussi je suis française et je suis sûre qu’on est d’accord sur plein de choses. Mais elles sont bloquées sur notre foulard. Il faut nous l’arracher pour qu’on devienne des femmes libres ? » 

Ces paroles, ce sont celles de femmes musulmanes de l’association Al Houda, basée à Rennes, dans l’ouest de la France. Elles en ont marre. Marre de n’être considérées que comme « soumises, aliénées, forcées par [leur] père ou mari » à cause d’un bout de tissu sur leurs cheveux. Marre de vivre dans un pays où des racistes se cachent derrière la laïcité française.

Marine Bachelot Nguyen, cofondatrice de la compagnie Lumière d’août, a mis par écrit leur colère. Pendant une semaine, au mois d’avril 2016, l’autrice a recueilli les paroles de ces femmes qui se battent pour que porter le foulard, ou non, soit vu comme un choix propre et non comme un aveuglement religieux…

Share Button
La suite de cet article est réservée aux abonné·es...
Déja abonné·e ?
Se connecter
Pas encore abonné·e ? Consultez les différentes formules !
S'abonner
Sans être abonné·e, vous pouvez également acheter (en version .pdf) l’exemplaire du magazine dont est issu cet article, afin de le lire entièrement et de découvrir d’autres contenus par la même occasion !
Acheter ce N° (4€)