Le 14 octobre 2021, une manifestation réunit 1.500 personnes à Ixelles, pour soutenir des femmes racontant avoir été droguées et agressées sexuellement par des employés ou des clients de bars. Dans la foulée, Maïté Meeus, alors étudiante, décide de répertorier les témoignages auxquels elle a accès et d’en susciter d’autres en créant la page @balance_ton_bar sur Instagram. Objectif : reproduire, à l’échelle nationale et dans le cadre spécifique des bars et lieux de sortie, le relais lancé par le mouvement #BalanceTonPorc, créé en France en octobre 2017 par la journaliste Sandra Muller, en réaction au scandale Weinstein et dans la foulée du mouvement #MeToo.
Très rapidement, la page est saturée de messages. #BalanceTonBar devient un mouvement international. Sur le terrain, les militantes féministes organisent des manifestations devant les établissements mis en cause. Le hashtag s’impose : dans les médias, les lieux de sortie, les festivals, les bars. Le monde de la nuit, longtemps silencieux, bouge… mais timidement. Quant au pouvoir politique, face à l’ampleur du phénomène, et sous la pression militante et médiatique, il ne peut plus détourner le regard.
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L’heure de la Justice ?
[…] Que se passe-t-il dans les tribunaux ? Nous en avons parlé avec trois femmes : Céline, qui a partagé son témoignage de viol sur la page Instagram @balance_ton_bar_liege à l’été 2022 ; Sarah (prénom d’emprunt), militante féministe et administratrice de @balance_ton_bar_liege, qui l’a accompagnée dans son combat judiciaire ; et enfin Maïté Meeus, fondatrice du mouvement.
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