Chili, un pas vers le droit à l’IVG

Chili, 2015 : « la pénalisation de l’avortement est une violence d’État ». CCO.

En 1931, l’avortement avait été autorisé au Chili, en cas de danger pour la vie de la mère ou de non-viabilité du fœtus. Mais peu avant la fin de sa dictature (1973-1990), ainsi que le rappelle TV5Monde, Augusto Pinochet a pénalisé l’IVG avec le soutien de l’Église catholique et des milieux conservateurs. Le vote du 2 août dernier est donc un premier pas vers un rattrapage de ce droit fondamental pour les Chiliennes. Le Sénat, à la suite de la Chambre des député·es, a adopté une législation qui autorise l’avortement pour les femmes dont la vie est en danger, qui ont été violées ou dont le fœtus est jugé non-viable.

Ce n’était pourtant pas gagné : les parlementaires de l’opposition conservatrice, estimant que le texte porte atteinte au principe du « droit à la vie » qui figure dans la Constitution, ont ensuite réclamé que le Tribunal constitutionnel se prononce.

C’est chose faite : lundi 21 août, par 6 votes contre 4, le Tribunal constitutionnel a donné son feu vert. “Aujourd’hui, nous les femmes, conquérons de nouveaux espaces de dignité, de liberté, d’autonomie et d’égalité, car on a mis fin définitivement à l’interdiction totale de l’avortement, à la stigmatisation et aux sanctions injustes et inhumaines qui pesaient sur les personnes cherchant à interrompre leur grossesse”, a réagi Miles, un mouvement de défense des droits sexuels et reproductifs.

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