Grossesses forcées en Arkansas

© Diane Delafontaine

En Arkansas, aux États-Unis, une loi de 2013 avait déjà tenté d’interdire l’avortement après l’apparition des premiers battements de cœur chez le fœtus, soit environ six semaines après la procréation – au moment où beaucoup de femmes ignorent encore qu’elles sont enceintes. Mais là, le nouveau gouverneur Asa Hutchinson a fait encore pire. Désormais, les hommes auront le pouvoir d’empêcher un avortement, qu’ils soient le conjoint d’une femme enceinte… ou son violeur. Aucune exception ne sera faite, même en cas de danger pour la santé de la mère. Les parents d’une mineure enceinte pourront également s’opposer à l’avortement souhaité par leur fille. Enfin, lorsque le géniteur et/ou la famille ne refusent pas son IVG, la première concernée devra encore se dépêcher, car les procédures de dilatation du col et d’évacuation du fœtus, qui permettent les avortements, ont été interdites, punies par une amende de 10.000 dollars environ et passibles de 6 ans de prison. Sans compter que les lieux pratiquant les IVG en Arkansas se comptent sur les doigts d’une main. Le corps des femmes : à votre service.

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