Musique : Martha Da’ro, groove augmenté

Martha Da’ro est à l’affiche du FiftyFifty Lab qui se déroulera les 7 et 8 novembre 2019, à Bruxelles. © Yaqine Hamzaoui

Elle n’est pas seule sur scène mais on ne voit qu’elle : Martha Da’ro, 23 ans, petit gabarit, Gantoise aux racines angolaises (où elle n’est jamais allée mais où réside une partie de sa famille, raconte-t-elle dans une interview à Bruzz). Personnalité forte, présence solaire, voix un peu fêlée, nonchalante, ingénue, presque enfantine, tout chez Da’ro rayonne le rire, la joie. L’ex-chanteuse du groupe rap/hip-hop Soul’Art et actrice primée pour son rôle dans le film belge Black (2015) a lancé cette année sa carrière solo avec un premier EP, Cheap Wine & Paris : quelques titres imparables, avec lesquels elle a écumé les festivals cet été, tenant le public entre sa voix et ses compositions aux textes sincères, inspirés de moments et d’émotions de la vie quotidienne transformées en énergie.

Sur le fil de la soul, du hip-hop, du funk, du R&B, de l’expérimentation électro mais aussi de sons tirés de l’histoire et de la culture musicale angolaises, Martha Da’ro diffuse généreusement et en douceur la grâce d’un Summer Blues, écrit un matin dans son appartement de Gand suite à une rupture amoureuse, ou la mélodie et le texte « sweet » pour réalité trash de Sugarman, l’histoire d’une jeune femme enceinte qui rencontre un dealer. (V.L.)

 

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