Un petit viol, une mini peine

Brock Turner, un étudiant sportif et propre sur lui de la très chic université de Stanford aux États-Unis, a violé une femme alors qu’elle était en état d’ébriété. Le 2 juin 2016, il a été condamné à 6 mois de prison. La légèreté de cette peine a révolté une partie de la société américaine, d’autant plus que l’une des raisons évoquées par le juge Aaron Persky (tiens, c’est un ancien de Stanford, et un sportif, lui aussi !) était l’importance de ne pas compromettre le « brillant avenir » auquel était promis le violeur, que beaucoup voyaient comme un futur champion de natation. Comme Brock Turner est effectivement un gentil garçon, il est sorti le 2 septembre pour bonne conduite. Après trois mois de prison ferme. Il rentrera chez ses parents où il passera trois ans de probation. Le brillant avenir du violeur est quand même tellement plus important qu’une justice digne de ce nom.

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