Service minimum des créances alimentaires

CC Ed Yourdon

Le Service des créances alimentaires (SECAL), créé en 2003 grâce à la mobilisation des associations féministes, avance et recouvre les pensions alimentaires non payées ou mal payées. Le SECAL est indispensable pour les femmes, qui introduisent 94 % des dossiers (chiffres 2010). Mais il est loin de toucher toutes celles qui en ont besoin et la situation n’est pas près de s’améliorer. « Y a-t-il une volonté politique de maintenir le SECAL à petite échelle, voire une tentation de le laisser disparaître ? », demandait récemment Vie Féminine dans nos pages (n° 197). Et en effet, début septembre, les 23 bureaux du SECAL ont été remplacés par onze « infocentres » généralistes qui sont désormais le seul point de contact pour les personnes qui peuvent y recevoir une information de première ligne concernant le SECAL et son intervention, voire être dirigées vers le back office de l’infocentre où des expert·es peuvent les assister pour introduire leur demande d’intervention et constituer leur dossier. Les infocentres, contrairement aux anciens bureaux, ne sont pas territorialisés : tout·e créancier·ère d’aliments qui souhaite obtenir des informations sur le SECAL ou son intervention peut s’adresser à l’infocentre de son choix (sauf pour la zone Eupen-Saint-Vith).  En parallèle, le SECAL a mis en ligne des formulaires électroniques tant pour demander l’octroi d’avances que pour le renouvellement de ces avances.

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