Au Bangladesh, les ouvrières du textile réprimées

Dans une usine textile, au Bangladesh. CC jankie

Le 23 avril 2013, dans les faubourgs de Dacca, la capitale du Bangladesh, l’immeuble du Rana Plaza s’effondrait (voir axelle n° 178). Dans cette usine étaient confectionnés, à bas coût et dans des conditions déplorables, des vêtements pour de grandes marques occidentales. 1.138 personnes ont perdu la vie, 2.000 autres ont été gravement blessées.

Quatre ans après la catastrophe, peu de choses ont changé pour le travail des ouvrier·ères des usines de textile du Bangladesh. Pour preuve : dans la province d’Aschulia, des travailleurs/euses (à 85 % des femmes) se battent depuis le 12 décembre pour un travail plus digne et un salaire plus juste. Beaucoup ont décidé de faire grève. La réaction des industriels et du gouvernement a été immédiate : 1.500 à 2.000 grévistes ont été licencié·es, au moins 14 leaders de syndicats sont actuellement emprisonné·es…

Puisque les démarches locales sont stoppées brutalement, c’est ici qu’il faut agir, exhorte le collectif d’associations « Éthique sur l’étiquette  ». En effet, les multinationales occidentales justifient la sous-traitance bon marché au nom de consommateurs/trices exigeant des prix toujours plus bas. Alors que ces mêmes multinationales pourraient contribuer à débloquer la situation en poussant le gouvernement du Bangladesh à mettre fin à la répression et à respecter la liberté syndicale, et en rémunérant dignement les ouvrier·ères.

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