Sacrées sorcières

Par N°193 / p. 25-27 • Novembre 2016 | conectionconection Contenu complet (pdf)
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Pourchassées, torturées, brûlées vives… Les dizaines de milliers de femmes accusées de sorcellerie durant des siècles ont servi de défouloir aux sociétés européennes alors pétries d’obscurantisme et foncièrement patriarcales. En se réclamant de cette figure inquiétante mais ô combien subversive de la sorcière, de nombreuses féministes l’ont érigée en symbole de la révolte des femmes.

© Marie Leprêtre

Elle est vieille et affreusement laide. Elle a le nez crochu, des verrues poilues et un chapeau pointu. Rappelez-vous la terrifiante Reine-sorcière offrant une pomme à Blanche-Neige, les furies du film Hocus Pocus ou ces « macrales » qui hantent encore aujourd’hui le folklore wallon. La sorcière, ce personnage incontournable des contes de fées, ressemble peu aux femmes bien réelles, qui l’ont inspirée.

• À lire : La philosophe française Colette Arnould, auteure de l’ouvrage de référence Histoire de la sorcellerie, remet les pendules à l’heure.

Entre le 14e et le 17e siècle, des dizaines de milliers de femmes ont été portées sur le bûcher par les tribunaux de l’Inquisition et des États européens. On leur reprochait d’avoir pactisé avec le diable, on les accusait de tous les maux qui frappaient leur village et on leur prêtait les desseins les plus maléfiques. Bien qu’elles n’aient pas été les seules de leur époque à être poursuivies pour sorcellerie – des hommes et des animaux accusés d’être des suppôts de Satan ont également été jetés aux flammes –, les femmes ont été les victimes désignées de la fameuse « chasse aux sorcières ».

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