Cinéma : Portrait de la jeune fille en feu

axelle et Cinéart vous font gagner 12 places pour aller voir Portrait de la jeune fille en feu en avant-première à Bruxelles et à Liège !

Pour tenter de gagner 2 places à l’avant-première de Bruxelles [lundi 23 septembre, 19h, Cinéma Palace, en présence de Céline Sciamma] et 2 places à l’avant-première de Liège [lundi 23 septembre, 20h15, Grignoux, 12 place Xavier Neujean], écrivez-nous par mail avant le 18 septembre (axelle @ skynet.be) en précisant la ville de votre choix. Les gagnantes seront tirées au sort et averties personnellement. 

Pour son dernier long métrage comme scénariste et réalisatrice, Céline Sciamma s’est plongée dans la haute bourgeoisie du 18e siècle. Une époque où les femmes sont cantonnées à un destin choisi par leur père, et où la liberté d’aimer ne peut s’exercer qu’à l’abri des regards. (Vanessa Lhuillier)

Nous sommes en 1770. Marianne est portraitiste comme son père. Sa réputation n’est plus à faire, même si elle ne peut avoir accès au même marché que lui, puisqu’elle est une femme : elle ne peut peindre que les sujets de son sexe… Elle vient d’être engagée par la mère d’Héloïse, une jeune femme un peu sauvage, sortie du couvent pour se marier avec un homme qu’elle ne connaît pas. Sa sœur devait jouer ce rôle d’épouse et de mère, mais elle s’est suicidée, refusant son destin. Marianne va devoir peindre Héloïse sans le lui dire, car Héloïse refuse de poser pour ce portrait de mariage. Durant leurs longues promenades le long des falaises, elles s’observent, s’apprivoisent, jusqu’à abandonner leurs âmes.

Des sentiments au-delà des hommes et du temps

Céline Sciamma avait déjà fait sensation avec ses films, notamment à Cannes. Son premier long métrage, Naissance des pieuvres, et ensuite Bande de filles, avaient été présentés au fameux festival. Cette année, avec Portrait de la jeune fille en feu, elle a obtenu le prix du meilleur scénario. On ne peut effectivement que reconnaître la finesse du propos. Il ne s’agit pas, dans cette œuvre, d’être dans une action perpétuelle, mais bien de prendre le temps de la découverte, de la naissance des sentiments, de l’art. À cette époque, les heures qui s’égrènent et l’ennui ne sont pas à combattre. Ils font partie de la vie. La naissance délicate de sensations qui troublent les protagonistes, qui vont contre l’ordre établi, permet d’amener les spectateurs/trices dans un état d’empathie et d’identification envers les personnages, malgré le langage des héroïnes, qui date de plusieurs siècles.

La réalisatrice n’oublie pas non plus l’émancipation progressive des femmes. Au fil des années, elles prennent leur place dans la société via le travail mais également grâce à l’affirmation de leur caractère. Elles osent aller contre la religion et les traditions, notamment en abordant la question de la sexualité et de l’avortement de manière très directe. Mais surtout, le Portrait de la jeune fille en feu parle d’amour inconditionnel, qui perdure au-delà du temps et des épreuves de la vie. Le vrai, le grand.

Portrait de la jeune fille en feu de Céline Sciamma. Distribution Cinéart. Sortie le 2 octobre.

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