Codage et jardinage font mauvais ménage

© Diane Delafontaine

Depuis septembre 2019, les élèves de 5e année primaire d’une école de Gatineau (Québec) fréquentent deux classes distinctes selon leur sexe. Dans le journal La Presse, les enseignantes titulaires de ces classes expliquent notamment que les garçons feront « plus de robotique, de techno, de programmation », tandis que pour les filles, les sciences seront plus axées « sur les plantes, le jardinage ». Activité plus ciblée encore, les garçons ont eu droit au témoignage d’un pilote de F35 (sur simulateur, mais quand même). On ne dit pas si les filles ont bénéficié d’une simulation de maquillage ou de préparation de poutine (le plat typique, frites-fromage-sauce brune).

Au Québec, le débat sur la mixité à l’école n’est pas neuf, les masculinistes estimant que le système scolaire tel qu’il est actuellement désavantage les garçons. Ils réussissent bien moins que les filles et sont moins nombreux à l’université.

Mais qu’on se rassure : au Québec comme ailleurs, le pouvoir, qu’il soit politique ou économique, est toujours bien aux mains des hommes, fussent-ils d’anciens cancres… (I.K.)

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