Belgique : hébergeuses en danger !

© Diane Delafontaine

Quatre familles belges qui hébergent des migrant·es dans le cadre de la Plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés ont été perquisitionnées dimanche 7 octobre au petit matin. Quatre familles : dans les faits, quatre femmes.

À Nandrin, en province de Liège, le logement de F., mère de deux enfants, a été perquisitionné et son invité a été privé de liberté. À Saint-Gilles, M., 46 ans, dont la porte a été fracturée par la police, a été malmenée et projetée au sol lors de la perquisition. Ses 3 invités ont été privés de liberté. À Watermael-Boitsfort, une troisième perquisition (très impressionnante par sa violence, selon les témoins qui ont raconté la scène à la Plateforme citoyenne) a conduit à la privation de liberté de l’hébergeuse, D., 54 ans, mère de deux enfants, et de ses 7 invités. Enfin, D., 45 ans, de Saint-Gilles, a été privée de liberté. Selon les informations de la Plateforme, elle n’hébergeait personne la nuit précédant son interpellation.

Pour que ces opérations puissent être menées, des mandats de perquisition ont d’abord été délivrés. « Il semble que le parquet a trouvé une parade au projet de loi dit des « visites domiciliaires » et qu’aujourd’hui, toute famille belge qui aura fourni à son invité une carte SIM […] puisse devenir la cible potentielle d’une opération de police traumatisante », déplore la Plateforme citoyenne, qui ne comprend pas les priorités de la Justice. « Pourquoi s’entêter à criminaliser et pourchasser les victimes de trafic d’êtres humains lorsque nous sommes quotidiennement témoins d’agissements liés à la traite des êtres humains à Bruxelles : proxénétisme, pédophilie, exploitation ouvrière ? »

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