8 mars 2020 : partout, des violences policières

Le logo du Collecti.e.f 8 maars

Un point commun entre les mobilisations féministes du 8 mars à Bruxelles et à Paris ? Les violences policières. Pour Paris, dès le samedi 7 mars au soir, des images choquantes circulaient, montrant des policiers tirer des manifestantes par les cheveux et les faire dégringoler dans une bouche de métro, en matraquer d’autres… C’est donc dans une certaine appréhension, augmentée par l’expérience de précédentes violences (notamment lors de la marche de nuit Reclaim The Night le 11 février 2017), que s’est déroulée la manifestation du 8 mars à Bruxelles. Et effectivement, ces violences ont eu lieu, ainsi qu’en attestent des vidéos que le Collecti.e.f 8 maars a présentées le 10 mars en conférence de presse.

Sur ces vidéos, on voit notamment deux jeunes femmes agressées par des policiers en civil, traînées hors du cortège ; des policiers qui matraquent des personnes tentant d’intervenir lors de la scène… D’autres images montrent une femme violemment attrapée et traînée par terre alors qu’elle réalisait des inscriptions au sol ; une autre, défendant son ami plaqué au sol, frappée au visage par un policier (elle a raconté au Collecti.e.f 8 maars qu’elle a ensuite dû aller à l’hôpital dont elle est sortie en état de choc avec trois points de suture). Le Collecti.e.f 8 maars a également eu connaissance de violences racistes. Quant au porte-parole de la zone de police Bruxelles-Capitale/Ixelles, il a déclaré, cité par Le Soir (10 mars) : « Il sera notamment examiné si l’usage de la violence par la police était opportun et proportionné », faisant référence à un coup qui aurait été porté à un policier et qui « pourrait également faire l’objet d’une enquête ». La menace est claire. Et le prix à payer pour occuper l’espace public, démesuré. (La rédaction)

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